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L'accord de paix avec l'Azerbaïdjan : une victoire pour Bakou ?

Paraphé en mars 2025, scellé à Washington en août, l'accord arméno-azerbaïdjanais consacre les pertes d'Erevan et son virage occidental. Récit d'une paix sous contrainte.

Par ISS5 juin 2026Lecture 8 min
Poignée de main entre dirigeants arménien et azerbaïdjanais sous l'égide américaine, symbole d'une paix négociée en position de faiblesse.
Poignée de main entre dirigeants arménien et azerbaïdjanais sous l'égide américaine, symbole d'une paix négociée en position de faiblesse. (Image d'illustration IA © ISS 2026)

À retenir

  1. Le texte de l'accord de paix a été finalisé le 13 mars 2025, puis paraphé à la Maison-Blanche le 8 août 2025 sous médiation américaine — mais il n'est toujours pas signé ni ratifié.
  2. L'accord scelle des concessions arméniennes majeures : reconnaissance de la souveraineté azerbaïdjanaise sur le Haut-Karabakh, dissolution du Groupe de Minsk, abandon du droit au retour des déplacés.
  3. Bakou conditionne toujours sa signature à une révision de la Constitution arménienne, repoussée à un référendum prévu en 2026.
  4. L'accord acte le virage occidental d'Erevan et sa rupture de fait avec Moscou, via le corridor TRIPP confié aux États-Unis pour quarante-neuf ans.
  5. Opposition et diaspora dénoncent une capitulation ; Pachinian en a fait l'axe de sa campagne pour les législatives du 7 juin 2026.

Une poignée de main dans le Bureau ovale, sous l’œil d’un président américain transformé en parrain de la paix : le 8 août 2025, Nikol Pachinian et Ilham Aliev ont paraphé à la Maison-Blanche le texte d’un accord censé clore près de quatre décennies de conflit. La scène avait tout d’un triomphe diplomatique. Elle masquait une réalité plus crue : pour Erevan, cette paix se signe en position de vaincu. Le Haut-Karabakh est perdu, ses 100 000 habitants arméniens en exil, et les concessions s’enchaînent — territoriales, symboliques, stratégiques. Bakou, lui, encaisse une victoire presque totale.

Un texte finalisé, mais toujours pas signé

L’accord n’existe encore que sur le papier. Le 13 mars 2025, les ministères des Affaires étrangères des deux pays annonçaient la finalisation du texte de l’« Accord sur l’établissement de la paix et des relations interétatiques »1. Cinq mois plus tard, à Washington, les deux dirigeants ont paraphé ce texte sous médiation américaine, signé une déclaration conjointe et acté la dissolution du Groupe de Minsk de l’OSCE, cette architecture de médiation héritée des années 19902. Mais paraphe ne vaut pas signature : le document n’est ni signé ni ratifié.

Deux verrous demeurent, posés par Bakou. Le premier — la dissolution du Groupe de Minsk — a été levé : l’OSCE en a confirmé la clôture le 1er septembre 2025. Le second bloque tout : l’Azerbaïdjan exige qu’Erevan révise sa Constitution pour en retirer toute référence à la réunification du Karabakh. Le préambule arménien renvoie en effet à la déclaration d’indépendance de 1990, qui évoque la « réunification » de la République socialiste soviétique d’Arménie et du Karabakh — ce que Bakou interprète comme une revendication territoriale3. Or une telle révision suppose un référendum, qu’Erevan ne tiendra pas avant 2026. La paix reste donc suspendue à un calendrier intérieur arménien.

Le Haut-Karabakh perdu, point de bascule

Pour comprendre l’asymétrie de l’accord, il faut remonter à septembre 2023 — et, au-delà, à l’automne 2020. La guerre des quarante-quatre jours, remportée par Bakou grâce à ses drones et au soutien d’Ankara, avait alors fait basculer l’équilibre militaire et amputé l’enclave arménienne d’une large part de son territoire. Trois ans plus tard, le coup de grâce tombe. Le 19 septembre 2023, l’Azerbaïdjan lance une opération « antiterroriste » contre les positions arméniennes du Haut-Karabakh. Soutenue par une artillerie écrasante, l’offensive plie la résistance en vingt-quatre heures4. Elle couronne des mois de blocus du corridor de Latchine, l’unique route reliant l’enclave à l’Arménie, qui avait privé de vivres ses 120 000 habitants.

Ce qui suit relève de l’exode. En quelques jours, plus de 100 000 Arméniens — soit plus de 80 % de la population, dont 30 000 enfants — fuient vers l’Arménie par l’unique route de montagne, certains au terme d’un trajet de quarante heures4. Le 28 septembre, le chef de la République autoproclamée d’Artsakh annonce la dissolution de toutes ses institutions au 1er janvier 2024. Une entité arménienne vieille de trois décennies cesse d’exister. C’est cette défaite consommée, irréversible, que l’accord de paix vient entériner : Erevan reconnaît désormais l’intégrité territoriale de l’Azerbaïdjan, Karabakh compris.

Une succession de concessions arméniennes

Le déséquilibre ne date pas de Washington. Dès avril 2024, l’Arménie rétrocédait à l’Azerbaïdjan quatre villages frontaliers de la province septentrionale du Tavouch — Baghanis, Voskepar, Kirants et Berkaber —, des localités relevant de l’Azerbaïdjan soviétique mais sous contrôle arménien depuis le début des années 1990. Pachinian défendait cette démarcation comme un « jalon » sur la route de la paix5. Sur le terrain, elle a déclenché des barrages routiers et le mouvement « Tavouch pour la patrie », jusqu’à une manifestation de plusieurs milliers de personnes à Erevan.

L’accord prolonge cette logique du moindre mal. Erevan accepte la dissolution du cadre de médiation qui, des années durant, avait maintenu la question du statut du Karabakh sur la table diplomatique. Surtout, le texte passe sous silence le sort des déplacés. Pachinian a prévenu les Arméniens du Karabakh que leur retour n’était « pas réaliste » et qu’entretenir cette perspective reviendrait à rallumer un mouvement national qui, selon lui, « ne doit pas continuer »6. Quant aux prisonniers et détenus arméniens encore aux mains de Bakou, l’accord les ignore. Chaque renoncement est présenté comme le prix d’une survie nationale ; chacun nourrit le sentiment d’une capitulation.

Reste la concession la plus lourde de conséquences, parce qu’elle touche au texte fondateur de la République : la révision constitutionnelle. Pour Bakou, tant que le préambule arménien renverra à la déclaration d’indépendance de 1990 et à la « réunification » avec le Karabakh, l’Arménie nourrira une revendication territoriale incompatible avec la paix. Pachinian a fait sienne cette exigence, qu’il habille d’un projet politique : refonder le pays autour d’une « Quatrième République » débarrassée des mythes irrédentistes. Ses adversaires y voient une humiliation supplémentaire — réécrire sa loi suprême sous la dictée du vainqueur. Le verrou est d’autant plus serré qu’il déplace la décision finale du terrain diplomatique vers les urnes arméniennes : c’est le peuple, par référendum, qui devra entériner — ou rejeter — le prix de la paix.

Le corridor de Zanguezour, levier et ligne rouge

Au cœur de la négociation se trouve une bande de 43 kilomètres. Elle traverse la province arménienne du Syunik pour relier l’Azerbaïdjan à son exclave du Nakhitchevan. Bakou et Ankara la nomment « corridor de Zanguezour » ; Washington l’a rebaptisée TRIPP, acronyme d’une « Route Trump pour la paix et la prospérité internationales ». Élément le plus spectaculaire de l’accord, ce projet confie aux États-Unis des droits de développement. Le cadre de mise en œuvre, annoncé en janvier 2026, prévoit une société de développement détenue à 74 % par les États-Unis et 26 % par l’Arménie pour un bail initial de quarante-neuf ans, la part arménienne montant à 49 % en cas de prolongation7.

Le dispositif est un pari risqué pour Erevan. Pachinian le présente comme une garantie de souveraineté : en faisant entrer Washington dans l’équation, l’Arménie s’assure que le passage restera sous son contrôle juridictionnel, sans extraterritorialité. Le diplomate arménien Rouben Roubinian martèle que « TRIPP n’est pas le corridor de Zanguezour » et qu’il opérera pleinement sous la souveraineté arménienne8. Mais le projet inquiète au-delà des frontières. Téhéran, qui voit dans ce tracé une menace pour son propre accès régional et son rôle de transit entre la Russie et l’Arménie, l’a condamné comme un danger pour la sécurité régionale9. Un corridor contrôlé par les États-Unis aux portes de l’Iran : la ligne rouge persane est tracée.

Le grand virage occidental d’Erevan

L’accord est indissociable d’un basculement géopolitique. Trahi par son protecteur historique, Erevan a rompu avec Moscou. La fracture remonte à 2021-2022, lorsque les forces azerbaïdjanaises frappèrent le territoire arménien sans que l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC), alliance dominée par la Russie, ne lève le petit doigt. En 2023, les Casques bleus russes du Karabakh assistèrent passivement à l’offensive. Pour Pachinian, le verdict était sans appel : « Nous nous considérons déjà hors de l’OTSC », déclarait-il fin 2024, estimant le « point de non-retour » franchi10.

Erevan a depuis gelé sa participation à l’alliance « à tous les niveaux » et tourné son regard vers l’Union européenne, les États-Unis et une normalisation avec la Turquie10. En mars 2025, le Parlement arménien a même adopté une loi engageant le pays sur la voie de l’adhésion à l’UE. La déclaration de Washington consacre ce réalignement : en s’invitant comme acteur de transit majeur dans le Caucase du Sud, l’Amérique y déplace le centre de gravité au détriment de Moscou, longtemps maître du jeu dans son ancien pré carré — une dynamique qui prolonge, à l’échelle du Caucase, le recul de l’influence russe dans son étranger proche post-soviétique.

La lecture moscovite tranche avec l’enthousiasme washingtonien. L’agence d’État russe TASS rapporte que, pour le chef de la diplomatie Sergueï Lavrov, « la paix et la coopération » restent les priorités constantes de Moscou dans le Caucase du Sud — manière de rappeler qu’elle entend y garder un rôle11. La Russie, accaparée par l’Ukraine, a réagi avec prudence plutôt qu’avec colère, faute de moyens de pression — elle qui aimait pourtant afficher sa puissance militaire par de vastes manœuvres. Selon la presse russe, l’« enthousiasme » des premiers jours a vite cédé au scepticisme une fois le texte publié, tant ses zones d’ombre demeurent. En se rapprochant de Bruxelles et de Washington, Erevan rejoint un mouvement plus large d’États post-soviétiques tentés par un nouveau partenariat avec l’Union européenne.

Bakou triomphe, Erevan se déchire

Les récits divergent radicalement selon les capitales. Côté azerbaïdjanais, c’est l’heure de la victoire. Ilham Aliev a proclamé que « la justice a triomphé, la souveraineté a été consolidée et la paix est de facto atteinte »12. L’agence APA, dont la ligne épouse celle de Bakou, a salué la fin du Groupe de Minsk comme une « victoire décisive de la volonté géopolitique azerbaïdjanaise ». Pour Bakou, l’accord parachève une reconquête menée tambour battant depuis 2020.

Côté arménien, la lecture officielle se veut pragmatique. Les services de Pachinian présentent la déclaration de Washington comme l’ouverture d’« une nouvelle ère de paix » dans le Caucase13. Mais cette communication d’Erevan se heurte à une contestation interne et diasporique virulente. Pour de nombreux Arméniens de la diaspora, l’accord est une « capitulation humiliante » qui récompense l’agression et abandonne les déplacés du Karabakh14. L’opposition — l’Alliance Arménie de l’ex-président Robert Kotcharian, l’Arménie forte du milliardaire Samvel Karapetian — y voit une trahison nationale. Pachinian, lui, a fait de cette paix l’axe de sa campagne. Sous la bannière d’une « Arménie réelle », il appelle les Arméniens à accepter le pays dans ses frontières actuelles et a promis une « Quatrième République » dotée d’une nouvelle Constitution s’il est réélu15.

Une paix qui se jouera dans les urnes

Le 7 juin 2026, l’Arménie tranche. Ces législatives, parmi les plus décisives depuis l’indépendance de 1991, transforment l’accord de paix en référendum implicite. Les sondages créditent le Contrat civil de Pachinian d’un possible plébiscite, autour de 65 % des suffrages exprimés15. Une telle victoire débloquerait la voie vers la révision constitutionnelle, donc vers la signature du traité. Mais le scrutin reste un test à hauts risques : un rejet de la nouvelle Constitution par référendum pourrait faire dérailler tout l’édifice.

Au-delà des urnes, la question reste entière : peut-on bâtir une paix durable sur un rapport de force aussi déséquilibré ? Tant que le texte n’est pas signé, Bakou conserve l’initiative et peut durcir ses exigences. Le corridor du Syunik demeure le point de friction le plus inflammable, scruté de Téhéran à Moscou. La déclaration de Washington a peut-être éteint la guerre ouverte ; elle n’a pas dissous les griefs. Pour Erevan, l’enjeu des prochains mois n’est plus de gagner, mais de sécuriser ce qui peut encore l’être.

Pour aller plus loin

Questions fréquentes

L'accord de paix entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan est-il signé ?

Non. Le texte a été finalisé le 13 mars 2025 et paraphé à Washington le 8 août 2025, mais il n'est ni signé ni ratifié. Bakou subordonne sa signature à une modification de la Constitution arménienne, qu'Erevan ne pourra trancher qu'au terme d'un référendum prévu en 2026.

Qu'a perdu l'Arménie dans cet accord ?

Erevan reconnaît la souveraineté azerbaïdjanaise sur le Haut-Karabakh, vidé de ses 100 000 habitants arméniens en 2023, accepte la dissolution du Groupe de Minsk, renonce de fait au droit au retour des déplacés et a rétrocédé quatre villages frontaliers du Tavouch en 2024. Le rapport de force lui est entièrement défavorable.

Qu'est-ce que le corridor de Zanguezour ou TRIPP ?

C'est une voie de transit de 43 kilomètres traversant la province arménienne du Syunik pour relier l'Azerbaïdjan à son exclave du Nakhitchevan. Rebaptisée TRIPP, elle confie aux États-Unis des droits de développement pour quarante-neuf ans. Bakou y voit le « corridor de Zanguezour » ; Erevan insiste sur sa pleine souveraineté.

Pourquoi l'Arménie s'est-elle éloignée de la Russie ?

Parce que Moscou, allié théorique via l'OTSC, n'a pas défendu l'Arménie lors des attaques azerbaïdjanaises de 2021-2022 ni protégé le Haut-Karabakh en 2023, ses Casques bleus restant passifs. Pachinian a gelé la participation d'Erevan à l'alliance, jugeant le « point de non-retour » franchi, et s'est tourné vers l'Occident.

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Rédaction · Analyse stratégique

L'Institut des Sciences Stratégiques publie des analyses indépendantes sur la géopolitique, la défense et les transformations du pouvoir au XXIe siècle.

Sources

  1. EVN Report, « The Unfinished Peace Deal: Armenia–Azerbaijan Agreement Initialed Yet Unsigned », EVN Report, 2025. https://evnreport.com/politics/the-unfinished-peace-deal-armenia-azerbaijan-agreement-initialed-yet-unsigned/

  2. Al Jazeera, « Azerbaijan, Armenia sign US-brokered peace accord at the White House », Al Jazeera, 8 août 2025. https://www.aljazeera.com/news/2025/8/8/azerbaijan-and-armenia-sign-accord-overseen-by-trump-at-the-white-house

  3. International Crisis Group, « Armenia and Azerbaijan: The Hard Road to a Lasting Peace », ICG, 2025. https://www.crisisgroup.org/brf/europe-central-asia/caucasus/armenian-azerbaijani-conflict/98-armenia-and-azerbaijan-hard-road-lasting-peace

  4. IISS, « Azerbaijan’s offensive in Nagorno-Karabakh and the evolution of its dispute with Armenia », Strategic Comments, 2023. https://www.iiss.org/publications/strategic-comments/2023/azerbaijans-offensive-in-nagorno-karabakh-and-the-evolution-of-its-dispute-with-armenia/ 2

  5. European Council on Foreign Relations, « Setting boundaries: The fallout of Armenia’s border agreement with Azerbaijan », ECFR, 2024. https://ecfr.eu/article/setting-boundaries-the-fallout-of-armenias-border-agreement-with-azerbaijan/

  6. The Armenian Weekly, « Pashinyan declares Karabakh movement closed, seeks joint roadmap with Azerbaijan », The Armenian Weekly, 12 décembre 2025. https://armenianweekly.com/2025/12/12/pashinyan-declares-karabakh-movement-closed-seeks-joint-roadmap-with-azerbaijan/

  7. Atlantic Council, « Trump’s Armenia-Azerbaijan agreement advanced peace, but Washington can’t let up now », Atlantic Council, 2025. https://www.atlanticcouncil.org/blogs/new-atlanticist/trumps-armenia-azerbaijan-agreement-advanced-peace-but-washington-cant-let-up-now/

  8. MassisPost, « TRIPP Is Not the Zangezur Corridor: Ruben Rubinyan Addresses Iran’s Concerns », MassisPost, décembre 2025. https://massispost.com/2025/12/tripp-is-not-the-zangezur-corridor-ruben-rubinyan-addresses-irans-concerns/

  9. Radio Free Europe/Radio Liberty, « US Management of the Zangezur Corridor In The Caucasus? Iran Won’t Like It », RFE/RL, 2025. https://www.rferl.org/a/us-proposal-zangezur-corridor-iran-influence-caucasus/33479973.html

  10. Eurasianet, « Armenian PM insists country has irrevocably broken with the Russia-led CSTO », Eurasianet, 2025. https://eurasianet.org/armenian-pm-insists-country-has-irrevocably-broken-with-the-russia-led-csto 2

  11. TASS, « Lavrov names peace and cooperation as priorities in South Caucasus », TASS, 2025. https://tass.com/politics/2014063

  12. APA (Azerbaijan Press Agency), « The end of the OSCE Minsk Group: A decisive victory for Azerbaijan’s geopolitical will – ANALYSIS », APA, 2025. https://en.apa.az/political/the-end-of-the-osce-minsk-group-a-decisive-victory-for-azerbaijans-geopolitical-will-analysis-485104

  13. Cabinet du Premier ministre de la République d’Arménie, « Joint Declaration by the President of the Republic of Azerbaijan, the Prime Minister of the Republic of Armenia and the President of the United States », primeminister.am, 9 août 2025. https://www.primeminister.am/en/press-release/item/2025/08/09/Nikol-Pashinyan-visit-US-declaration/

  14. Washington Examiner, « As Yerevan celebrates peace deal, Armenian diaspora voices disappointment », Washington Examiner, 2025. https://www.washingtonexaminer.com/news/world/3815289/as-yerevan-celebrates-peace-deal-armenian-diaspora-voices-disappointment/

  15. Chatham House, « Armenia’s election: Voters to decide on Pashinyan’s peace agenda », Chatham House, mai 2026. https://www.chathamhouse.org/2026/05/armenias-election-voters-decide-pashinyans-peace-agenda 2

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