Le corridor de Zanguezour et le projet TRIPP
Désenclavement du Nakhitchevan, route TRIPP sous tutelle américaine, colère de Téhéran et recul de Moscou : anatomie d'un corridor qui redessine le Caucase.

À retenir
- Le 8 août 2025, à Washington, Bakou et Erevan ont paraphé une déclaration commune censée clore trente-sept ans de conflit ; la pièce maîtresse en est un corridor de transit de 42 kilomètres à travers le sud de l'Arménie.
- Rebaptisé « Trump Route for International Peace and Prosperity » (TRIPP), le tracé sera développé par une société à capitaux majoritairement américains, sous souveraineté arménienne mais avec droits exclusifs concédés pour 49 ou 99 ans.
- L'Azerbaïdjan y voit la fin de l'isolement du Nakhitchevan et un maillon du corridor médian Europe-Asie ; l'Arménie défend un accès « sous sa juridiction » ; Téhéran dénonce un « tête de pont de l'OTAN ».
- Moscou, jadis garante des transports régionaux via le FSB, observe son éviction d'un dossier qu'elle contrôlait depuis 2020.
- Au 4 juin 2026, le traité de paix reste paraphé mais non signé : il bute sur la révision de la Constitution arménienne et sur des élections législatives décisives le 7 juin.
Une route de quarante-deux kilomètres porte désormais le nom d’un président américain. Le 8 août 2025, dans la Maison-Blanche, Donald Trump réunit Ilham Aliyev et Nikol Pachinian pour parapher une déclaration commune censée clore trente-sept ans de guerre entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie. La pièce maîtresse de l’accord n’est ni une frontière ni un échange de prisonniers : c’est un corridor de transit à travers les montagnes du sud arménien, rebaptisé pour l’occasion « Trump Route for International Peace and Prosperity » — TRIPP1. Derrière l’acronyme et le marketing présidentiel se joue une recomposition discrète mais profonde du Caucase, où Washington s’installe là où Moscou régnait et où Téhéran voit se refermer une porte.
Une revendication vieille de trente ans
Le tracé n’a rien d’inédit. Coincée entre l’Arménie, l’Iran et la Turquie, la République autonome du Nakhitchevan est une enclave azerbaïdjanaise séparée du reste du pays par une bande de territoire arménien : la région historique du Zanguezour, aujourd’hui la province de Syunik. Rallier Bakou depuis le Nakhitchevan impose un long détour. Depuis sa victoire de 2020, l’Azerbaïdjan réclame une liaison directe.
Cette exigence figure noir sur blanc dans l’accord de cessez-le-feu du 9 novembre 2020. Son article 9 prévoit le « déblocage » de toutes les communications régionales et charge l’Arménie de garantir la sécurité d’une liaison de transport entre l’Azerbaïdjan et le Nakhitchevan — sous le contrôle, précision capitale, du service des gardes-frontières du FSB russe2. Pendant cinq ans, le projet s’enlise : Erevan exige postes de contrôle et douanes au nom de sa souveraineté, Bakou réclame un passage « sans entrave » qu’il assimile à un corridor extraterritorial. C’est ce nœud que l’accord de Washington prétend trancher.
Ce que l’accord de Washington a vraiment signé
Le corridor TRIPP court sur environ 42 kilomètres, par la ville de Meghri, le long de l’Araxe et de la frontière avec l’Iran3. Sa nouveauté n’est pas géographique mais juridique. Erevan concède à une société pilotée par les États-Unis des droits exclusifs de développement, pour une durée que Nikol Pachinian dit négocier entre 49 et 99 ans, indexée sur l’ampleur des investissements4.
Le montage s’est précisé en janvier 2026. Le secrétaire d’État Marco Rubio et le ministre arménien des Affaires étrangères Ararat Mirzoyan ont annoncé un « cadre de mise en œuvre » créant une TRIPP Development Company détenue à 74 % par la partie américaine et à 26 % par l’Arménie, pour un premier terme de 49 ans5. Erevan martèle ses garde-fous : le sol reste propriété de l’État arménien, les ouvrages bâtis lui reviendront au terme du bail, et le pays conserve « voix décisive » sur les questions stratégiques. Washington, de son côté, obtient un point d’ancrage rare dans une région où il était jusqu’ici marginal — et, selon plusieurs analystes, le moyen de « verrouiller un levier de long terme » en réduisant l’empreinte russe et iranienne6.
La bataille se joue jusque dans les mots. L’Azerbaïdjan et la Turquie parlent de « corridor de Zanguezour », du nom de la région que l’Arménie appelle Syunik ; Erevan rejette ce vocable, qui suggère à ses yeux une amputation territoriale, et lui oppose l’appellation neutre de TRIPP. Le marketing présidentiel américain a, paradoxalement, offert une issue à cette querelle sémantique : un nom de baptême acceptable parce qu’étranger aux deux récits nationaux3. Derrière l’étiquette, deux lectures restent inconciliables — passage « sous juridiction arménienne » pour les uns, « corridor » de plein droit pour les autres.
Bakou : la fin d’un isolement, un maillon de plus du corridor médian
Vue de Bakou, l’opération est un triomphe. La presse d’État azerbaïdjanaise célèbre la fin de « l’isolement historique » du Nakhitchevan et l’avènement d’un « corridor de Zanguezour » qui unirait le « monde turc », de la Turquie jusqu’à l’Asie centrale7. L’agence APA présente le tracé comme un maillon décisif du corridor médian, cette route est-ouest qui contourne la Russie en reliant la Chine à l’Europe via la Caspienne et le Caucase7.
Les chiffres avancés donnent la mesure de l’ambition : une voie ferrée d’une capacité initiale de 15 millions de tonnes par an, raccordée à la ligne turque Kars-Igdir-Dilucu. Fin 2025, Ilham Aliyev assurait que la portion azerbaïdjanaise était « presque achevée » : autoroute terminée à plus de 95 %, voie ferrée à 70-80 %, mise en service attendue pour fin 20268. Au-delà des marchandises, le corridor mue en artère énergétique : Bakou a lancé une ligne électrique à haute tension de 1 000 mégawatts vers le Nakhitchevan, et Erevan a confirmé en janvier 2026 l’interconnexion des réseaux arménien et azerbaïdjanais9. La logistique devient ainsi un prolongement des hydrocarbures — à rebours de la Russie, qui a longtemps fait de ses ressources énergétiques un levier politique.
Le grand bénéficiaire collatéral est la Turquie. En reliant d’un trait Ankara, le Nakhitchevan, l’Azerbaïdjan puis la Caspienne, le corridor matérialise le rêve d’une continuité territoriale du « monde turc », de la Méditerranée à l’Asie centrale. La presse azerbaïdjanaise ne s’en cache pas : l’Organisation des États turciques a, dans sa déclaration de Gabala, salué les efforts pour ouvrir la liaison7. Pour le Nakhitchevan lui-même, l’enjeu est tangible : l’enclave, longtemps reliée au reste du pays par un détour de plusieurs centaines de kilomètres, gagnerait une voie courte, et une seconde connexion, plus modeste, doit même passer par l’Iran. C’est dire si Bakou joue ici autant la géographie que la symbolique.
Erevan : un pari calculé, sous contrainte intérieure
Côté arménien, le récit est tout autre : non pas une capitulation, mais un pari. En adossant le corridor à une présence américaine et à un cadre juridique écrit, Nikol Pachinian espère neutraliser la menace d’un passage de force et arrimer son pays à l’Occident. La présence d’un opérateur américain agirait, dans cette logique, comme une assurance : nul à Bakou n’a intérêt à un incident qui compromettrait un investissement protégé par Washington. La presse arménienne indépendante souligne pourtant les risques : céder pour un siècle des droits de développement sur une bande frontalière sensible nourrit l’accusation d’« atteinte à la souveraineté » que brandit l’opposition10.
Le pari comporte une promesse économique. Désenclavée, l’Arménie cesserait d’être le cul-de-sac du Caucase pour devenir un point de passage rémunérateur, percevant droits de transit et investissements d’infrastructure. Pour un pays longtemps dépendant de la seule Russie et de l’Iran pour respirer, l’ouverture vers la Turquie et l’Azerbaïdjan changerait la donne — à condition que la paix tienne et que les premiers « dividendes » se matérialisent5.
Surtout, l’accord-cadre ne fait pas la paix. Au printemps 2026, le traité reste paraphé mais non signé. Bakou subordonne sa signature à une révision de la Constitution arménienne, dont le préambule renverrait, selon Aliyev, à des « revendications territoriales » qu’il exige de voir disparaître4. Erevan conteste cette lecture mais a engagé une réforme : un projet de Constitution doit être soumis à référendum après les élections législatives. Or ces législatives tombent le 7 juin 2026 — dans quelques jours. Données pour favoris, le Contrat civil de Pachinian devra y résister au bloc « Arménie forte » du milliardaire russo-arménien Samvel Karapetian, partisan d’un rapprochement avec Moscou11. Le corridor est donc suspendu à une urne.
Téhéran : la hantise de l’encerclement
Aucune capitale n’a réagi avec plus de virulence que Téhéran. L’Iran partage avec l’Arménie une courte frontière qui constitue son unique accès terrestre amical au Caucase et, au-delà, aux ports géorgiens de la mer Noire et au marché européen. Un corridor sous contrôle étranger, longeant cette frontière, y est perçu comme un étranglement — d’autant que Téhéran instrumentalise de longue date ses propres ressources d’hydrocarbures et redoute de perdre toute prise sur les flux régionaux.
Le registre iranien oscille entre menace et dramatisation. Le Corps des gardiens de la révolution a averti de « conséquences sévères » et reproché à Pachinian et Aliyev d’être « tombés dans le piège du joueur Trump » en invitant les États-Unis, le Royaume-Uni et l’OTAN dans la région12. Ali Akbar Velayati, conseiller du Guide suprême, a qualifié le projet de « plan américano-israélien » visant à miner la sécurité nationale iranienne ; selon la télévision d’État Press TV, dont la ligne épouse celle des autorités, un corridor de Zanguezour serait « une tête de pont de l’OTAN » à laquelle Téhéran s’oppose « résolument »13. Au-delà du verbe, l’Iran a manœuvré : dès le 19 août 2025, le président Massoud Pezeshkian s’est rendu à Erevan avec une vaste délégation, signant une déclaration conjointe et une dizaine d’accords ; l’Arménie l’a assuré qu’elle conserverait le contrôle de la route14.
Moscou : l’éviction d’un arbitre
La grande perdante silencieuse est la Russie. C’est elle qui, en 2020, avait imposé le cessez-le-feu, déployé des soldats de la paix et confié à son FSB la garde des futures liaisons2. Cinq ans plus tard, la voici écartée d’un projet qu’un opérateur américain doit piloter. Moscou n’a pas dénoncé frontalement le corridor, mais son scepticisme affleure. Le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a relevé que « les réactions enthousiastes des premiers jours » avaient cédé la place à des appréciations « plus sceptiques » une fois le document publié, ajoutant que « tout n’a pas, en réalité, été convenu »6.
L’éviction russe est le revers de sa guerre en Ukraine, qui a vidé son crédit régional. Plusieurs centres d’analyse jugent que Moscou, faute de pouvoir s’opposer ouvertement, pourrait tester des « lignes rouges » par des incidents locaux, des pressions discrètes ou des campagnes de désinformation6. Le recul russe ouvre un appel d’air où s’engouffrent d’autres acteurs. La poussée chinoise en Asie centrale a tout à gagner d’une route est-ouest fiable ; l’Union européenne, qui tisse un nouveau partenariat avec la région, y voit une voie d’approvisionnement contournant à la fois la Russie et l’Iran ; et Moscou elle-même, dont l’influence en Asie centrale reposait sur des liens militaires et culturels anciens, voit ce socle s’effriter à mesure que les routes se réorientent.
Un corridor encore sur le papier
L’asymétrie des chantiers résume l’incertitude. Côté azerbaïdjanais, le béton est presque coulé ; côté arménien, rien n’a commencé. Erevan annonce un début de travaux fin 2026, et les firmes américaines ne devraient restaurer le tronçon de 42 kilomètres qu’à l’horizon 202815. Entre les deux dates s’ouvre une fenêtre où tout peut encore se gripper : un scrutin perdu, un référendum constitutionnel reporté, un incident frontalier orchestré, une administration américaine moins constante.
Le projet TRIPP cristallise une bascule : le Caucase glisse de la tutelle russe vers une architecture où Washington tient le crayon, Ankara la main et Bakou le calendrier. Reste à savoir si une route baptisée comme un trophée saura porter une paix réelle — ou si elle restera, longtemps encore, une ligne sur une carte que l’Iran refuse de regarder. Le premier verdict tombera le 7 juin, dans les urnes arméniennes.
Pour aller plus loin
Questions fréquentes
Qu'est-ce que le projet TRIPP ?
TRIPP désigne la « Trump Route for International Peace and Prosperity », nom donné au corridor de transit de 42 kilomètres reliant l'Azerbaïdjan à son enclave du Nakhitchevan à travers le sud de l'Arménie. Issu de l'accord de Washington d'août 2025, il sera développé par une société à capitaux majoritairement américains, sur un territoire restant arménien.
Pourquoi parle-t-on de « corridor de Zanguezour » ?
« Zanguezour » est le nom historique de la région montagneuse du sud de l'Arménie, aujourd'hui la province de Syunik. Bakou et Ankara emploient « corridor de Zanguezour » pour désigner la liaison vers le Nakhitchevan ; Erevan rejette ce terme, y voyant une atteinte à sa souveraineté, et lui préfère l'appellation neutre de TRIPP.
Pourquoi l'Iran s'oppose-t-il au corridor ?
Téhéran redoute de perdre sa frontière commune avec l'Arménie, seul accès terrestre amical vers le Caucase et l'Europe. Les autorités iraniennes dénoncent un projet sous contrôle « extraterritorial » et y voient une « tête de pont de l'OTAN » près de leurs frontières, présentée par certains responsables comme un « plan américano-israélien ».
Le traité de paix est-il signé ?
Non. Au printemps 2026, le texte est paraphé mais pas encore signé. Bakou conditionne la signature à une révision de la Constitution arménienne, qu'il juge porteuse de revendications territoriales. Erevan prévoit un référendum constitutionnel après les législatives du 7 juin 2026.
Sources
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CEPA, « Trump’s Road TRIPP Delivers a Deal », Center for European Policy Analysis, août 2025. https://cepa.org/article/trumps-road-tripp-delivers-a-peace-deal/ ↩
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EJIL: Talk!, « The Recent Ceasefire in Nagorno-Karabakh: Territorial Control, Peacekeepers and the Unanswered Question of Status », European Journal of International Law blog, 2020. https://www.ejiltalk.org/the-recent-ceasefire-in-nagorno-karabakh-territorial-control-peacekeepers-and-unanswered-question-of-status/ ↩ ↩2
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Carnegie Endowment for International Peace, « Rewiring the South Caucasus: TRIPP and the New Geopolitics of Connectivity », mars 2026. https://carnegieendowment.org/research/2026/03/rewiring-the-south-caucasus-tripp-and-the-new-geopolitics-of-connectivity ↩ ↩2
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Asbarez, « ‘Trump Route for International Peace and Prosperity’? Yerevan Has Agreed to Lease Syunik Route, U.S. Officials tell Media », 2025 ; et « Aliyev Makes Demands on Yerevan While Ankara Hails ‘Zangezur Corridor’ », 2025. https://asbarez.com/trump-route-for-international-peace-and-prosperity-yerevan-has-agreed-to-lease-syunik-route-u-s-officials-tell-media/ ↩ ↩2
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New Eastern Europe, « What the Trump Route for International Peace and Prosperity means for the South Caucasus — and for the people living there », 13 février 2026. https://neweasterneurope.eu/2026/02/13/what-the-trump-route-for-international-peace-and-prosperity-means-for-the-south-caucasus-and-for-the-people-living-there/ ↩ ↩2
-
New Eurasian Strategies Centre, « The South Caucasus after the Washington meeting: What has really changed, and how Russia is responding » (incluant les propos de Sergueï Lavrov), 2025. https://nestcentre.org/the-south-caucasus-after-the-washington-meeting/ ↩ ↩2 ↩3
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APA (agence d’État azerbaïdjanaise), « Zangezur corridor seen as key link in both Middle and North-South routes — ANALYSIS », en.apa.az, 2025 ; et « Hikmat Hajiyev: Zangezur corridor will change South Caucasus, bring prosperity and cooperation », 2025. https://en.apa.az/infrastructure/zangezur-corridor-seen-as-key-link-in-both-middle-and-north-south-routes-analysis-476885 ↩ ↩2 ↩3
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Caspian News, « Azerbaijan Section of Zangezur Corridor Nearly Complete: President Aliyev », 17 novembre 2025. https://caspiannews.com/news-detail/azerbaijan-section-of-zangezur-corridor-nearly-complete-president-aliyev-2025-11-17-38/ ↩
-
Aze.Media, « TRIPP and the rise of a trans-regional energy corridor in the South Caucasus », 2026. https://aze.media/tripp-and-the-rise-of-a-trans-regional-energy-corridor-in-the-south-caucasus/ ↩
-
EVN Report, « U.S.-Brokered TRIPP in the Armenia-Azerbaijan Deal: Opportunities and Risks », 2025. https://evnreport.com/politics/u-s-brokered-tripp-in-the-armenia-azerbaijan-deal-opportunities-and-risks/ ↩
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Chatham House, « Armenia’s election: Voters to decide on Pashinyan’s peace agenda », mai 2026. https://www.chathamhouse.org/2026/05/armenias-election-voters-decide-pashinyans-peace-agenda ↩
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The Arab Weekly, « US control over Zangezur corridor sparks Iranian fears of strategic encirclement », 2025. https://thearabweekly.com/us-control-over-zangezur-corridor-sparks-iranian-fears-strategic-encirclement ↩
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Press TV (télévision d’État iranienne), « Zangezur Corridor ‘a US-Israeli plot’ to undermine Iran security: Leader’s advisor », 27 juillet 2025 ; et « Zangezur: A corridor to ‘peace’ or gateway to new confrontation of big powers? », 10 août 2025. https://www.presstv.ir/Detail/2025/08/10/752832/zangezur-corridor-peace-gateway-new-confrontation-between-big-powers ↩
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Al Jazeera, « Armenia reassures visiting Iran leader it will control Azerbaijan corridor », 19 août 2025. https://www.aljazeera.com/news/2025/8/19/armenia-reassures-visiting-iran-leader-it-will-control-azerbaijan-corridor ↩
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Caspian News, « Armenia Says Construction of TRIPP Corridor to Begin in Late 2026 », 13 novembre 2025. https://www.caspiannews.com/news-detail/armenia-says-construction-of-tripp-corridor-to-begin-in-late-2026-2025-11-13-0/ ↩
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