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Projection de force dans la Corne : le pari somalien du Caire

Pacte de défense Le Caire-Mogadiscio, troupes en Somalie, riposte d'Addis-Abeba : comment la rivalité du Nil se déplace vers la mer Rouge et redessine la Corne de l'Afrique.

13 juin 2026Lecture 10 min
Avion de transport militaire égyptien sur le tarmac de l'aéroport de Mogadiscio, soldats déchargeant des caisses de matériel sous un ciel de la Corne de l'Afrique.
Avion de transport militaire égyptien sur le tarmac de l'aéroport de Mogadiscio, soldats déchargeant des caisses de matériel sous un ciel de la Corne de l'Afrique. (Image d'illustration IA © ISS 2026)

À retenir

  1. Le 14 août 2024, Le Caire et Mogadiscio signent un pacte de défense ; treize jours plus tard, des avions militaires égyptiens débarquent armes, munitions et commandos en Somalie — premier déploiement de force égyptien dans la Corne depuis des décennies.
  2. La séquence répond à l'accord de janvier 2024 entre Addis-Abeba et le Somaliland, qui promettait à l'Éthiopie un accès à la mer Rouge à Berbera : pour Le Caire, c'est l'occasion de transformer la querelle du Nil en encerclement stratégique de son rival.
  3. Égypte, Érythrée et Somalie scellent en octobre 2024 un axe trilatéral à Asmara, lisible comme un cordon anti-éthiopien le long de la mer Rouge.
  4. La médiation turque (déclaration d'Ankara, décembre 2024) calme la crise, puis cale dès février 2025 ; Mogadiscio se rapproche d'Addis-Abeba, et Le Caire suspend l'envoi de plus de 1 000 soldats d'élite.
  5. Paradoxe de la mission africaine AUSSOM : l'Égypte (1 091 hommes) et l'Éthiopie (2 500) sont censées y servir ensemble, sapant le récit d'un simple remplacement d'Addis-Abeba par Le Caire.

Le 27 août 2024, deux avions de transport militaire aux couleurs du désert se posent sur le tarmac de Mogadiscio. Dans leurs soutes : des armes, des munitions et environ trois cents commandos. Treize jours plus tôt, l’Égypte et la Somalie ont signé un pacte de défense1. Pour la première fois depuis des décennies, Le Caire projette ses soldats dans la Corne de l’Afrique. Le geste n’a rien d’humanitaire : il vise un seul pays, situé entre les deux — l’Éthiopie.

Comment une querelle vieille de treize ans autour d’un barrage sur le Nil s’est-elle muée en déploiement de troupes à deux mille kilomètres du Caire ? La stratégie adoptée relève de l’encerclement : faute de pouvoir contraindre Addis-Abeba sur le fleuve, l’Égypte a choisi de la prendre à revers, par la mer Rouge et la Somalie.

De la guerre de l’eau à la guerre des mers

Le différend originel est hydrique. Le 9 septembre 2025, l’Éthiopie a inauguré le grand barrage de la Renaissance (GERD), plus grand ouvrage hydroélectrique d’Afrique, d’une puissance de 5 150 mégawatts, sans accord contraignant avec les pays d’aval2. Le jour même, le ministre égyptien des Affaires étrangères adressait une lettre de protestation au Conseil de sécurité2. Le Caire répète qu’il ne réclame qu’une chose : la préservation de ses droits sur l’eau du Nil et un accord juridiquement contraignant — un dossier que nous traitons à part, sous l’angle du nouveau régime juridique du fleuve.

Mais la bataille du barrage est perdue : le réservoir est rempli, les turbines tournent. Le Caire a donc déplacé le front. Plutôt que de s’épuiser sur le Nil, il s’est porté là où l’Éthiopie est vulnérable : sa quête d’un débouché maritime. Enclavée depuis l’indépendance de l’Érythrée en 1993, Addis-Abeba dépend du port de Djibouti pour l’essentiel de son commerce extérieur. Le Premier ministre Abiy Ahmed en a fait une cause nationale, érigée en doctrine de la « double eau » : un accès à la fois à la mer Rouge et à l’océan Indien3. C’est précisément ce point faible que l’Égypte a transformé en levier.

Berbera, l’étincelle

Tout bascule le 1ᵉʳ janvier 2024. L’Éthiopie signe avec le Somaliland — région sécessionniste de la Somalie, autoproclamée indépendante en 1991 mais reconnue par aucun État — un protocole d’accord. Contre la promesse d’examiner une reconnaissance de son indépendance, le Somaliland concède à Addis-Abeba un bail de cinquante ans sur une vingtaine de kilomètres de côte, autour de Berbera, pour y établir une base navale et un accès portuaire commercial4.

Pour Mogadiscio, c’est un casus belli. La Somalie y voit une amputation de son territoire et rompt avec l’Éthiopie. Le président Hassan Cheikh Mohamoud téléphone aussitôt au Caire, qui lui assure sa pleine solidarité5. La presse proche du pouvoir égyptien martèle un principe : la sécurité de la mer Rouge et du golfe d’Aden relève de la « responsabilité exclusive des États riverains » — manière à peine voilée de dénier toute légitimité maritime à l’Éthiopie, qui n’a pas de littoral6. À l’inverse, la lecture défendue à Addis-Abeba inverse le récit : Addis Standard, quotidien éthiopien de référence, présente l’accord comme le passage « d’une cause perdue à un agenda national », la fin d’un isolement subi depuis trois décennies3. Deux mondes, deux légitimités.

Le pont aérien et l’axe d’Asmara

L’Égypte n’en reste pas aux communiqués. Après le pacte du 14 août 2024, elle ouvre un pont aérien et maritime : en septembre, un navire de guerre livre l’une des plus importantes cargaisons d’armes modernes jamais reçues par la Somalie, avec canons antiaériens et artillerie lourde, selon Al Jazeera7. L’ampleur annoncée donne le vertige : jusqu’à 10 000 soldats égyptiens, dont environ la moitié sous la bannière de l’Union africaine et l’autre moitié en bilatéral1.

Le dispositif se double d’une architecture diplomatique. Le 10 octobre 2024, Le Caire, Asmara et Mogadiscio scellent à Asmara un sommet trilatéral et créent un comité ministériel conjoint8. Sur la carte, l’effet est saisissant : l’Égypte au nord, l’Érythrée — voisine et rivale historique d’Addis-Abeba — sur le flanc nord-est, la Somalie à l’est. Un cordon presque continu le long de la mer Rouge et de la façade orientale de l’Éthiopie. Plusieurs analystes y voient « un axe anti-éthiopien émergent » dans la Corne8. Cette logique d’enserrement par un réseau d’alliés et de relais n’est pas propre au Caire : elle rappelle, à une autre échelle, la projection de puissance par procuration que pratique l’Iran, ou la manière dont les grandes puissances cherchent des points d’appui sur le continent — à l’image de l’influence russe en Afrique.

Ankara siffle la pause — provisoire

L’escalade inquiète. La Turquie, qui entretient à la fois une grande base militaire à Mogadiscio et des liens économiques avec Addis-Abeba, s’interpose. Le 11 décembre 2024, le président Recep Tayyip Erdoğan obtient à Ankara une déclaration commune : l’Éthiopie se voit promettre un accès « fiable, sûr et durable » à la mer ; la Somalie obtient le respect de sa souveraineté, et Addis-Abeba accepte de geler de fait son projet de base navale au Somaliland9.

Le texte désamorce la crise mais ne règle rien. Comme le souligne le Critical Threats Project (think tank américain proche de l’American Enterprise Institute), la déclaration « réduit les tensions mais laisse des vides non résolus »10. Et la mécanique grippe vite : les réunions d’experts du 2 au 4 février 2025 butent sur l’ordre des opérations — faut-il d’abord l’accès maritime ou d’abord une forme de reconnaissance ? Plus aucune session n’a été programmée depuis avril 202511. La médiation turque, un temps présentée comme un triomphe diplomatique, est au point mort.

La grande mission africaine et son paradoxe

Pendant ce temps, la relève de la force de l’Union africaine se joue. La mission AMISOM, devenue ATMIS, cède la place en 2025 à l’AUSSOM (Mission de soutien et de stabilisation de l’Union africaine en Somalie). Mogadiscio voulait en exclure l’Éthiopie ; le compromis trouvé en février 2025 raconte une autre histoire. Les quotas répartissent les contingents ainsi : 4 500 hommes pour l’Ouganda, 2 500 pour l’Éthiopie, 1 520 pour Djibouti, 1 410 pour le Kenya — et seulement 1 091 pour l’Égypte12. Autrement dit, l’Éthiopie qu’on disait chassée conserve un contingent deux fois supérieur à celui de l’Égypte venue la contrer. Le récit du « remplacement » d’Addis-Abeba par Le Caire se fissure.

La mission elle-même vacille. Son financement est béant : pour l’exercice de juillet 2025 à juin 2026, le budget estimé atteint 166,5 millions de dollars, avec un besoin urgent de 92 millions et près de 94 millions d’arriérés dus aux pays contributeurs depuis 2022, rappelle l’Institut d’études de sécurité (ISS Africa)13. Or les Chebab, mouvement djihadiste affilié à al-Qaïda, profitent de ce désordre pour regagner du terrain : en avril 2025, les chefs d’État contributeurs réclamaient au moins 8 000 soldats supplémentaires face à la résurgence de l’insurrection13. Le Conseil européen pour les relations internationales (ECFR) avait prévenu dès 2024 : la querelle Le Caire-Addis-Abeba risque surtout d’« enhardir les Chebab »14. La rivalité des États nourrit l’ennemi commun.

Quand Mogadiscio joue sa propre partition

Le scénario que Le Caire n’avait pas anticipé est venu de son protégé. Courant 2025-2026, le président Mohamoud opère un virage : il signe des accords bilatéraux avec l’Éthiopie sans en référer à l’Égypte, puis rompt en janvier 2026 avec les Émirats arabes unis sur fond de différends de souveraineté15. Le Caire, pris de court, suspend l’envoi prévu de plus de 1 000 soldats d’élite et d’hélicoptères de combat vers le centre de la Somalie15. La presse égyptienne, elle, maintient la façade : en février 2026, le président Sissi réaffirme le rejet de toute sécession somalienne et « confirme » le déploiement de troupes, tandis que des soldats égyptiens s’entraînent en vue de leur intégration à l’AUSSOM6.

L’épisode révèle la limite de la stratégie. La Somalie n’est pas un pion : c’est un acteur qui monnaie son alignement entre Le Caire, Ankara, Abou Dhabi et désormais Addis-Abeba. La projection de force égyptienne a réussi son effet d’annonce — planter un drapeau sur le flanc oriental de l’Éthiopie — mais elle reste suspendue au bon vouloir d’un partenaire versatile et à une mission africaine exsangue. Comme ailleurs sur le continent, l’instabilité régionale se nourrit autant des rivalités extérieures que des fragilités internes.

Le signal à surveiller : la base de la mer Rouge

L’inconnue déterminante reste maritime. Si Addis-Abeba parvient, par la voie d’Ankara ou par un nouvel arrangement, à obtenir un véritable point d’appui sur la mer Rouge — commercial, et plus encore naval —, la Corne basculera dans une compétition de bases comparable à celle qui se joue déjà à Djibouti, où s’alignent les pavillons américain, français, chinois et japonais5. La course aux ports et aux mouillages le long de cette artère, par où transite une part majeure du commerce mondial, prolonge une dynamique que l’on observe de l’océan Indien jusqu’au golfe d’Aden, à travers notamment l’essor des bases militaires chinoises.

Trois fronts à guetter en 2026 : la reprise — ou l’enterrement définitif — de la médiation turque ; la consolidation, ou le délitement, de l’axe Le Caire-Asmara-Mogadiscio, fragilisé par les volte-face somaliennes ; et le sort de l’AUSSOM, dont la faillite financière laisserait un vide où prospéreraient les Chebab. Dans la Corne, la projection de force égyptienne aura moins servi à gagner une guerre qu’à signaler que le différend du Nil se prolonge désormais jusque sur la façade maritime éthiopienne.

Pour aller plus loin

Questions fréquentes

Pourquoi l'Égypte déploie-t-elle des troupes en Somalie ?

Officiellement pour stabiliser la Somalie et combattre les Chebab. En réalité, Le Caire cherche un point d'appui face à l'Éthiopie : en s'installant sur le flanc somalien de son rival, il transforme la querelle du Nil et du barrage de la Renaissance en pression militaire le long de la mer Rouge.

Quel est le lien avec l'accord Éthiopie-Somaliland ?

Le 1ᵉʳ janvier 2024, Addis-Abeba a signé avec le Somaliland un protocole lui ouvrant un accès à la mer à Berbera, contre une perspective de reconnaissance. Mogadiscio y a vu une atteinte à sa souveraineté et s'est tourné vers Le Caire, qui a saisi l'occasion de contrer l'ambition maritime éthiopienne.

Qu'est-ce que la déclaration d'Ankara de décembre 2024 ?

Médiée par la Turquie, elle a réconcilié l'Éthiopie et la Somalie : Addis-Abeba obtient la promesse d'un accès commercial « fiable et sûr » à la mer, Mogadiscio le respect de sa souveraineté. Mais sa mise en œuvre a calé dès février 2025, sur la question de l'ordre entre accès maritime et reconnaissance.

L'Égypte remplace-t-elle vraiment l'Éthiopie en Somalie ?

Pas entièrement. Dans la mission africaine AUSSOM lancée en 2025, l'Éthiopie conserve un contingent de 2 500 hommes, contre 1 091 pour l'Égypte. Le Caire a même suspendu l'envoi de plus de 1 000 soldats d'élite après le rapprochement de Mogadiscio avec Addis-Abeba. Le remplacement annoncé est resté partiel.

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Rédaction · Analyse stratégique

L'Institut des Sciences Stratégiques publie des analyses indépendantes sur la géopolitique, la défense et les transformations du pouvoir au XXIe siècle.

Sources

  1. Reuters, repris par Africa Defense Forum, « Egypt-Somalia Defense Pact Escalates Horn Tensions », ADF Magazine, septembre 2024. https://adf-magazine.com/2024/09/egypt-somalia-defense-pact-escalates-horn-tensions/ ; voir aussi Library of Congress, « Egypt-Somalia: Military Cooperation Agreement Signed », Global Legal Monitor, 25 septembre 2024. https://www.loc.gov/item/global-legal-monitor/2024-09-25/egypt-somalia-military-cooperation-agreement-signed/ 2

  2. « Ethiopia Inaugurates the Grand Ethiopian Renaissance Dam », Ethiopian Policy / Webuild, 9-10 septembre 2025. https://www.webuildgroup.com/en/media/press-releases/grand-ethopian-renaissance-dam-gerd-inaugurated/ ; sur la lettre égyptienne au Conseil de sécurité, voir « The Grand Ethiopian Renaissance Dam: A Regional Destabilizer or a New Model? », Foreign Policy Research Institute, septembre 2025. https://www.fpri.org/article/2025/09/the-grand-ethiopian-renaissance-dam-a-regional-destabilizer-or-a-new-model-for-african-development/ 2

  3. « From Lost Cause to National Agenda: Ethiopia’s bold move to end landlocked isolation », Addis Standard (quotidien éthiopien), 2024. https://addisstandard.com/from-lost-cause-to-national-agenda-ethiopias-bold-move-to-end-landlocked-isolation-secure-coastal-gateway/ 2

  4. « In-depth: Navigating new waters — How Ethiopia’s sea access deal with Somaliland redefines geopolitics in the Horn », Addis Standard, 2024. https://addisstandard.com/in-depth-navigating-new-waters-implications-of-ethiopias-recent-sea-access-pact-with-somaliland-in-the-horn-and-beyond/

  5. « Egypt is cozying up to Somalia to thwart Ethiopia », Atlantic Council, MENASource, 2024. https://www.atlanticcouncil.org/blogs/menasource/egypt-somalia-ethiopia-gerd/ ; sur le basculement du rapport de force régional et la concurrence des bases (Djibouti), « Egypt’s military ties with Somalia defy Ethiopian ambitions and tilt power dynamic », Middle East Eye, 2024. https://www.middleeasteye.net/news/egypt-somalia-ethiopia-ambitions-military-tilt-power 2

  6. « Egypt rejects Somali secession, confirms troop deployment: El-Sisi to Somali president », Hiiraan Online, février 2026. https://www.hiiraan.com/national4/2026/Feb/204377/egypt_rejects_somali_secession_confirms_troop_deployment_elsisi_to_somali_president.aspx ; pour la position « États riverains », « Egypt, Somalia leaders: Red Sea, Gulf of Aden security exclusive responsibility of littoral states », EgyptToday (presse proche du Caire), 2026. https://www.egypttoday.com/Article/1/144952/Egypt-Somalia-leaders-Red-Sea-Gulf-of-Aden-security-exclusive 2

  7. Al Jazeera, « Egypt delivers more weapons to Somalia amid rising tensions with Ethiopia », 23 septembre 2024. https://www.aljazeera.com/news/2024/9/23/egypt-delivers-second-stockpile-of-weapons-to-somalia-amid-ethiopia-tension

  8. « The Egypt-Eritrea-Somalia Alliance: A Strategic Counterbalance to Ethiopia », Geopolitical Monitor, 2024. https://www.geopoliticalmonitor.com/the-egypt-eritrea-somalia-alliance-a-strategic-counterbalance-to-ethiopia/ ; sommet d’Asmara du 10 octobre 2024 documenté par « Africa File, October 17, 2024: Egypt Eritrea Somalia Summit », Critical Threats Project. https://www.criticalthreats.org/analysis/africa-file-october-17-2024-egypt-eritrea-somalia-summit-challenges-with-tigray-peace-process 2

  9. République de Türkiye, ministère des Affaires étrangères, « Ankara Declaration by Ethiopia and Somalia facilitated by Türkiye », 11 décembre 2024. https://www.mfa.gov.tr/etiyopya-federal-demokratik-cumhuriyeti-ve-somali-federal-cumhuriyeti-nin-ankara-bildirisi.en.mfa

  10. « Africa File Special Edition: Ankara Declaration Reduces Ethiopia Somalia Tensions But Leaves Unresolved Gaps », Critical Threats Project (AEI / ISW), janvier 2025. https://www.criticalthreats.org/analysis/africa-file-special-edition-ankara-declaration-reduces-ethiopia-somalia-tensions-but-leaves-unresolved-gaps

  11. « Turkey’s mediation stalls in Somalia–Ethiopia sea access dispute », Hiiraan Online, juillet 2025. https://www.hiiraan.com/news4/2025/July/202138/turkey_s_mediation_stalls_in_somalia%E2%80%93ethiopia_sea_access_dispute.aspx

  12. « Somalia at a Crossroads: Resurgent Insurgents, Fragmented Politics, and the Uncertain Future of AUSSOM », Combating Terrorism Center at West Point, 2025. https://ctc.westpoint.edu/somalia-at-a-crossroads-resurgent-insurgents-fragmented-politics-and-the-uncertain-future-of-aussom/

  13. « Funding for Somalia’s new AU peace mission hangs in the balance », Institute for Security Studies (ISS Africa), 2025. https://issafrica.org/iss-today/funding-for-somalia-s-new-au-peace-mission-hangs-in-the-balance ; chiffres budgétaires et besoin de renforts également dans « With AUSSOM’s Funding Challenges Here to Stay… », IPI Global Observatory, janvier 2026. https://theglobalobservatory.org/2026/01/with-aussoms-funding-challenges-here-to-stay-what-are-the-options-for-the-missions-future-in-somalia/ 2

  14. « Three’s a crowd: Why Egypt’s and Somalia’s row with Ethiopia can embolden al-Shabaab », European Council on Foreign Relations, 2024. https://ecfr.eu/article/threes-a-crowd-why-egypts-and-somalias-row-with-ethiopia-can-embolden-al-shabaab/

  15. Sur le rapprochement de Mogadiscio avec Addis-Abeba et la rupture avec les Émirats : Al Jazeera, « Somalia cancels all agreements with UAE over alleged sovereignty violations », 12 janvier 2026. https://www.aljazeera.com/news/2026/1/12/somalia-cancels-all-agreements-with-uae-over-alleged-sovereignty-violations ; « Gulf Tensions Spill into Somalia as Mogadishu Snubs UAE », International Crisis Group, 2026. https://www.crisisgroup.org/africa/somalia-somaliland-saudi-arabia-uae/gulf-tensions-spill-somalia-mogadishu-severs-uae-ties ; sur la suspension du déploiement égyptien, « Egypt-Somalia defense ties strained by Mogadishu’s shift toward Ethiopia », Somali Guardian, 2025. https://www.somaliguardian.com/news/somalia-news/egypt-somalia-defense-ties-strained-by-mogadishus-shift-toward-ethiopia/ 2

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