Russie, Chine et le réseau d'alliances de La Havane
Pétrole russe, solaire chinois, soutiens latino-américains : comment La Havane mobilise ses parrains pour survivre au blocus pétrolier de Washington.

À retenir
- Privée du pétrole vénézuélien depuis la capture de Nicolás Maduro, La Havane survit grâce à un réseau de parrains : Moscou pour le brut, Pékin pour l'électricité, Mexico et la gauche latino-américaine pour l'aide humanitaire et la couverture diplomatique.
- Fin mars 2026, le tanker russe Anatoly Kolodkin a livré 100 000 tonnes de brut, première cargaison après trois mois de coupures ; Moscou a juré de « continuer » son assistance.
- Avec l'appui de Pékin, Cuba a fait passer le solaire de moins de 6 % à plus de 20 % de sa production en un an, contournant les sanctions par des financements et des dons.
- Washington a riposté par l'Executive Order 14404 du 1er mai 2026, qui ouvre des sanctions secondaires contre les institutions étrangères traitant avec l'île, et par l'inculpation de Raúl Castro le 20 mai.
- Le récit de la « solidarité anti-impérialiste » porté par Moscou, Pékin et La Havane se heurte au diagnostic critique d'une dépendance accrue envers un axe d'États sanctionnés, sans relais suffisant pour stabiliser l'économie.
Le 30 mars 2026, après près de trois mois sans la moindre cargaison de pétrole, un tanker baptisé Anatoly Kolodkin s’est amarré dans un port cubain et a commencé à décharger quelque 100 000 tonnes de brut russe. Pour une île plongée dans des coupures d’électricité de douze à vingt heures par jour, privée de carburant, de nourriture et de médicaments, l’événement constituait une bouffée d’oxygène. Pour Moscou, il valait démonstration : « Cuba est notre ami et partenaire le plus proche dans les Caraïbes, nous n’avons pas le droit de l’abandonner », martelait la diplomatie russe, promettant que « l’assistance continuera »1. Trois mois plus tôt, la capture de Nicolás Maduro par les forces américaines avait coupé le robinet pétrolier vénézuélien dont dépendait l’île. La Havane s’est alors retournée vers le seul réseau qui lui reste : un patchwork d’alliances où Moscou fournit le brut, Pékin l’électricité, et la gauche latino-américaine la couverture diplomatique et l’aide humanitaire.
Ce réseau n’a rien d’une alliance structurée. C’est un assemblage de soutiens partiels, mus par des calculs divergents, qui maintient à flot un régime que Washington cherche ouvertement à faire tomber. En comprendre les ressorts, c’est saisir la place singulière qu’occupe Cuba dans la recomposition géopolitique d’une Amérique latine sommée de choisir son camp.
Le brut russe : soutien énergétique et levier symbolique
Le retour du pétrole russe à Cuba s’inscrit dans une relation patiemment reconstruite depuis le début de la guerre en Ukraine, deux États sous sanctions cherchant l’un dans l’autre un partenaire de circonstance. La trame économique précède la crise : lors de la XXIIᵉ session de la commission intergouvernementale russo-cubaine, présidée côté russe par le vice-Premier ministre Dmitri Tchernychenko, dix-sept accords de coopération ont été signés, assortis d’un prêt d’État et d’une douzaine de projets d’investissement dans les transports, l’énergie, l’alimentaire et la technologie2. Le pétrolier Zaroubejneft a fait passer début 2025 le champ de Boca de Jaruco du stade pilote à l’exploitation industrielle, avec un plan de forage de dizaines de puits ; des taxis Moskvitch ont été promis à La Havane, et Moscou et La Havane ont convenu d’utiliser le rouble dans leurs transactions3.
L’arrivée du brut a transformé cette coopération technique en geste géopolitique. La presse pro-Kremlin a présenté la livraison comme une rupture du « blocus naval » américain, et la diplomatie russe a multiplié les déclarations de fidélité, Sergueï Lavrov assurant que les fournitures de pétrole se poursuivraient4. Ce registre de la solidarité anti-impérialiste — Cuba érigée en « partenaire stratégique » que l’on ne saurait abandonner — sert autant La Havane que Moscou, qui se pose en puissance capable de défier Washington jusque dans son arrière-cour caribéenne, prolongement d’une stratégie d’influence russe en Amérique latine patiemment cultivée.
L’analyse critique invite toutefois à mesurer la portée réelle de ce soutien. L’île n’a reçu que deux cargaisons de pétrole sur les premiers mois de 2026, plusieurs livraisons attendues ayant été détournées, ce qui n’a pas suffi à éteindre la crise énergétique. Moscou aide, mais avec parcimonie : assez pour entretenir la dépendance et le symbole, pas assez pour reconstruire un système électrique à l’agonie.
Pékin parie sur le soleil plutôt que sur le carburant
Là où Moscou livre du brut, Pékin a choisi une autre voie, plus structurante : l’électricité solaire. C’est sans doute le volet le plus spectaculaire du réseau d’alliances cubain. Un accord avec la Chine prévoit l’ouverture de 92 parcs solaires d’ici 2028, pour une capacité visée de deux gigawatts, de quoi alimenter plus d’un million et demi de foyers. Le président Miguel Díaz-Canel a inauguré le premier en février 2025 ; une cinquantaine fonctionnaient à la mi-2026. Résultat, selon des chiffres relayés par CNN : la part du solaire dans la production cubaine est passée de 5,8 % à plus de 20 % en une seule année, « l’une des transitions les plus rapides jamais réalisées par un pays en développement »5.
Le commerce suit la même courbe. Les exportations chinoises de panneaux vers l’île ont bondi d’environ 3 millions de dollars en 2023 à 117 millions en 20256. Le montage financier est pensé pour franchir le mur des sanctions, y compris la loi Helms-Burton : financements adossés à l’énergie et dons, chaque parc mobilisant quelque 16 millions de dollars d’équipements importés. Pékin a aussi livré 10 000 systèmes photovoltaïques pour des foyers ruraux, des maternités et des cliniques, et entamé une donation de riz de 60 000 tonnes — les 15 000 premières tonnes ayant été remises au printemps6.
Les médias officiels chinois enveloppent cette aide dans le vocabulaire de l’« amitié à toute épreuve » et de la « communauté de destin » entre États socialistes. Le ministre des Affaires étrangères Wang Yi a réaffirmé en février 2026 que la Chine « soutient fermement Cuba dans la défense de sa souveraineté » et « s’oppose à toute ingérence extérieure injustifiée »7. Ce récit « gagnant-gagnant » habille un intérêt convergent : pour Cuba, garder la lumière allumée ; pour Pékin, ancrer un point d’appui idéologique et commercial à 150 kilomètres des côtes de Floride, pièce de son expansion de l’influence chinoise en Amérique latine. Reste que cette solarisation accélérée ne remplace pas le carburant nécessaire aux transports, à l’industrie et aux centrales thermiques : elle soulage les ménages sans résoudre l’effondrement structurel.
Antennes et soupçons : la dimension renseignement
À côté des panneaux et des tankers, un autre dossier nourrit l’inquiétude américaine : le renseignement. Plusieurs rapports — qu’il convient d’attribuer avec prudence — soutiennent que Pékin utiliserait le sol cubain pour écouter les États-Unis. Le centre de réflexion CSIS affirme avoir identifié quatre installations qu’il juge « très probablement » liées à des activités de renseignement chinoises : Bejucal, Wajay et Calabazar autour de La Havane, et El Salao, près de Santiago de Cuba. À Bejucal, le plus grand site SIGINT actif de l’île, hérité de l’ère soviétique, des images satellitaires d’avril 2025 montreraient le démontage d’antennes et l’érection d’un nouveau réseau circulaire d’environ 175 mètres de diamètre8.
Ces évaluations, reprises lors d’auditions au Congrès, demeurent des lectures d’imagerie commerciale par des analystes, et non des faits établis publiquement8. Elles appellent une double mise en garde. D’une part, le travail à El Salao semblait largement arrêté à la même période, signe que l’ampleur du projet reste incertaine. D’autre part, les principaux intéressés démentent : Pékin nie tout lien avec des infrastructures de surveillance à Cuba, et La Havane récuse ces accusations comme relevant d’une campagne de diabolisation. Le dossier illustre une difficulté récurrente de l’analyse géopolitique caribéenne : démêler la réalité capacitaire de l’instrumentalisation politique, à l’heure où Washington cherche des arguments pour durcir sa ligne.
La carte du Mexique : l’aide humanitaire comme doctrine
Le réseau d’alliances de La Havane ne se limite pas à ses parrains extra-régionaux. Son maillon latino-américain le plus visible est le Mexique. La présidente Claudia Sheinbaum a fait de la solidarité avec Cuba une question d’identité nationale, érigeant le soutien à l’île en prolongement d’une tradition diplomatique d’« humanisme » et de non-ingérence. « Nous continuerons d’envoyer de l’aide humanitaire, tout ce qui sera nécessaire », a-t-elle déclaré début 2026, soutenant même l’appel de son prédécesseur Andrés Manuel López Obrador à collecter des fonds pour l’île9.
La nuance est de taille, et révélatrice des limites de cette solidarité. Le Mexique avait été en 2025 le premier fournisseur de pétrole de Cuba, mais la compagnie publique Pemex a finalement annulé une livraison de brut prévue. Sheinbaum a tranché : l’aide humanitaire, oui ; le pétrole, non10. La pression américaine et le risque de sanctions secondaires pèsent visiblement sur l’arbitrage. Mexico maintient le geste de solidarité tout en évitant l’acte qui ferait de lui un contournement assumé du blocus — équilibre prudent qui en dit long sur l’efficacité de la stratégie de Washington.
Au-delà du Mexique, La Havane peut compter sur le noyau dur de l’ALBA — Venezuela résiduel, Nicaragua, Bolivie — et sur un mouvement de solidarité militant : un « Convoi Nuestra América » a réuni au printemps 2026 plusieurs centaines de militants de dizaines de pays venus dénoncer le blocus11. Mais ce soutien tient davantage du réseau d’affinités idéologiques que d’un appui matériel décisif.
Une Amérique latine fracturée
Reste à situer ces appuis dans une région qui ne parle plus d’une seule voix. La capture de Maduro a agi comme un révélateur : loin de souder le continent contre l’interventionnisme américain, elle a accentué ses fractures. Au sein de la CELAC, les gouvernements se montrent de plus en plus incapables d’adopter une position commune, et beaucoup, tout en refusant d’endosser l’usage de la force par Washington, se gardent d’une condamnation frontale12. Les dénonciations les plus virulentes émanent de Cuba et du Nicaragua ; ailleurs, le glissement à droite d’une partie de la région tempère les élans de solidarité.
Cette prudence régionale n’est pas étrangère à la diplomatie de puissances comme le Brésil, qui privilégie la médiation et la non-ingérence sans s’aligner sur l’axe anti-américain — une ligne perceptible dans la diplomatie brésilienne envers la crise vénézuélienne et plus largement dans l’approche du Brésil comme leader régional. Brasília condamne les sanctions et les menaces militaires, mais ne se substitue pas au Venezuela comme parrain pétrolier de Cuba. La Havane se retrouve ainsi dans une position paradoxale : très entourée sur le plan rhétorique, peu secourue sur le plan matériel.
L’étau américain, accélérateur de dépendance
Face à ce réseau, Washington a choisi l’escalade méthodique. L’Executive Order 14404, signé le 1ᵉʳ mai 2026, instaure un régime de sanctions secondaires visant les institutions financières étrangères qui traitent avec des entités cubaines désignées — un dispositif explicitement calqué sur ceux appliqués à l’Iran, la Russie et la Corée du Nord13. Six jours plus tard, les premières désignations frappaient le conglomérat militaire GAESA, pivot de l’économie cubaine13. S’y ajoutent la réinscription de l’île sur la liste des États soutenant le terrorisme et, le 20 mai, l’inculpation par un grand jury fédéral de Raúl Castro, 94 ans, pour l’abattage en 1996 de deux avions de l’organisation Brothers to the Rescue14.
L’inculpation a aussitôt resserré l’axe défensif. Pékin a sommé Washington de cesser de brandir les « gros bâtons » des poursuites judiciaires et des sanctions ; le Kremlin a dénoncé une campagne qui « ne peut être tolérée » contre un allié de longue date, l’un et l’autre accusant les États-Unis d’instrumentaliser leur justice pour provoquer un changement de régime en Amérique latine15. Díaz-Canel a qualifié l’inculpation de manœuvre politique sans fondement juridique14.
Le paradoxe est patent : en cherchant à isoler Cuba, la pression américaine la pousse plus avant dans les bras de Moscou et de Pékin. Mais elle révèle aussi la fragilité du réseau. Les sanctions secondaires visent précisément les intermédiaires financiers et les fournisseurs tiers — Mexique compris — sur lesquels repose la survie de l’île. En relevant le coût de toute transaction avec La Havane, Washington teste la solidité d’alliances dont la plupart des analystes jugent qu’aucune ne saurait, seule ou ensemble, stabiliser durablement l’économie cubaine15.
Un réseau de survie sans capacité de redressement
Au terme de ce tour d’horizon, le réseau d’alliances de La Havane apparaît pour ce qu’il est : un dispositif de survie, non de redressement. Moscou livre un brut intermittent et un capital symbolique ; Pékin électrifie les foyers et nourrit le récit de la « communauté de destin » sans combler le déficit de carburant ; Mexico envoie des secours humanitaires mais retient son pétrole ; la solidarité régionale s’exprime en mots plus qu’en barils. Chacun de ces appuis répond à un calcul propre — défier Washington, ancrer une présence, honorer une tradition — et chacun s’arrête au seuil où le coût deviendrait prohibitif.
Le récit de la « solidarité anti-impérialiste » porté en chœur par les partenaires de Cuba n’est donc ni pure propagande ni description fidèle. Il dit une réalité — l’île n’est pas seule — tout en occultant l’essentiel : la dépendance croissante envers un club d’États sanctionnés ne remplace ni le marché ni les réformes qu’exigerait une économie exsangue. Pour la recomposition géopolitique des Caraïbes, Cuba demeure une pièce convoitée mais coûteuse, un symbole que Moscou et Pékin entretiennent à bas prix et que Washington s’emploie à asphyxier. Dans cet entre-deux, La Havane gagne du temps, sans que l’un ou l’autre camp ait fourni les conditions d’un redressement économique durable.
Pour aller plus loin
Questions fréquentes
Quel pays approvisionne Cuba en pétrole en 2026 ?
Après la perte du brut vénézuélien consécutive à la capture de Nicolás Maduro en janvier 2026, c'est la Russie qui est devenue le fournisseur de dernier ressort : le tanker Anatoly Kolodkin a livré environ 100 000 tonnes de brut le 30 mars 2026, et Moscou a annoncé une deuxième cargaison. Le Mexique avait été le premier fournisseur en 2025 mais Pemex a annulé une livraison de brut prévue, Claudia Sheinbaum maintenant l'aide humanitaire sans le pétrole.
En quoi consiste le soutien énergétique de la Chine à Cuba ?
Pékin a parié sur l'électricité plutôt que sur le carburant. Un accord prévoit 92 parcs solaires d'ici 2028, pour une capacité visée de 2 gigawatts ; une cinquantaine fonctionnaient à la mi-2026. La part du solaire dans la production cubaine est passée de 5,8 % à plus de 20 % en un an. Les exportations chinoises de panneaux vers l'île ont bondi d'environ 3 millions de dollars en 2023 à 117 millions en 2025, via des financements et des dons conçus pour contourner les sanctions américaines.
La Chine dispose-t-elle de bases d'écoute à Cuba ?
Le centre de réflexion américain CSIS affirme avoir identifié quatre sites — Bejucal, Wajay, Calabazar près de La Havane et El Salao près de Santiago de Cuba — qu'il juge « très probablement » liés à des activités de renseignement chinoises visant les États-Unis, sur la foi d'images satellitaires montrant en 2025 l'installation de nouvelles antennes circulaires à Bejucal. Ces conclusions, reprises devant le Congrès, restent des évaluations d'analystes : Pékin nie tout lien avec des infrastructures de surveillance à Cuba, et La Havane récuse ces accusations.
Comment Washington a-t-il durci sa pression sur Cuba en 2026 ?
Par l'Executive Order 14404 du 1er mai 2026, qui crée un régime de sanctions secondaires visant les institutions financières étrangères traitant avec des entités cubaines désignées — un dispositif calqué sur ceux appliqués à l'Iran, la Russie et la Corée du Nord. Les premières désignations, six jours plus tard, ont touché le conglomérat militaire GAESA. Le 20 mai, un grand jury fédéral a en outre inculpé Raúl Castro pour l'abattage de deux avions en 1996.
L'appui russo-chinois suffit-il à stabiliser l'économie cubaine ?
La plupart des analystes en doutent. Moscou apporte un soutien politique et un secours énergétique ponctuel ; Pékin investit dans l'électricité et maintient des flux commerciaux et alimentaires. Mais aucun des deux ne paraît disposé à fournir l'aide massive qui stabiliserait durablement une économie en récession, frappée par des coupures de douze à vingt heures, un peso effondré et un exode supérieur à un million de personnes depuis 2021.
Sources
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Al Jazeera, « Russia says will continue helping Cuba after first oil shipment arrives », Al Jazeera, 1 avril 2026. https://www.aljazeera.com/news/2026/4/1/russia-to-continue-helping-cuba-after-first-oil-shipment-arrives-diplomat ↩
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Gouvernement de la Fédération de Russie, « Dmitry Chernyshenko and Deputy Prime Minister of Cuba Oscar Perez-Oliva Fraga chair a meeting of the Russian-Cuban Intergovernmental Commission », government.ru, 2025. http://government.ru/en/news/58305/ ↩
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CiberCuba, « Rusia impulsa taxis Moskvitch en Cuba: nuevos acuerdos de inversión », CiberCuba, 7 avril 2025. https://en.cibercuba.com/noticias/2025-04-07-u1-e199370-s27061-nid300435-rusia-impulsa-taxis-moskvitch-cuba-nuevos-acuerdos ↩
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TASS, « Russia to continue oil supplies to Cuba — Lavrov », TASS, 2026. https://tass.com/economy/2117143 ↩
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Laura Paddison, « As the US starves it of oil, Cuba is pulling off one of the fastest solar revolutions on the planet — with China’s help », CNN, 13 mai 2026. https://www.cnn.com/2026/05/13/climate/cuba-solar-us-oil-blockade-trump-china ↩
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Global Times, « China delivers first 15,000 tons of rice aid to Cuba », Global Times, mai 2026. https://www.globaltimes.cn/page/202605/1361861.shtml ↩ ↩2
-
Xinhua, « China opposes unwarranted interference by external forces in Cuba: FM », Xinhua, 5 février 2026. https://english.news.cn/20260205/03e5bb7f067e4c3eb4ae3f9cbbbccee8/c.html ↩
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CSIS, « Secret Signals: Decoding China’s Intelligence Activities in Cuba », Hidden Reach (CSIS), 2025. https://features.csis.org/hiddenreach/china-cuba-spy-sigint/ ; voir aussi Bill Gertz, « Inside the Ring: China suspected of using 4 Cuban bases to spy on U.S. », The Washington Times, 7 mai 2025. https://www.washingtontimes.com/news/2025/may/7/inside-ring-china-suspected-using-4-cuban-bases-spy-us/ ↩ ↩2
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Mexico News Daily, « Sheinbaum promises continued humanitarian aid for Cuba — just not oil », Mexico News Daily, 2026. https://mexiconewsdaily.com/politics/sheinbaum-humanitarian-aid-trump-cuba-oil/ ↩
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The Washington Times, « Mexico’s Sheinbaum pledges to send humanitarian aid to Cuba », The Washington Times, 1 février 2026. https://www.washingtontimes.com/news/2026/feb/1/mexicos-sheinbaum-pledges-send-humanitarian-aid-cuba/ ↩
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Resumen Latinoamericano, « ‘Cuba is Not Alone’: Inspiring Days of Solidarity in Havana », Resumen LatinoAmericano English, mars 2026. https://resumen-english.org/2026/03/cuba-is-not-alone-inspiring-days-of-solidarity-in-havana/ ↩
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Fox News, « Latin America fractures over Trump’s Maduro capture as regional allies shift right », Fox News, 2026. https://www.foxnews.com/world/latin-america-fractures-over-trumps-maduro-capture-regional-allies-shift-right ↩
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Baker McKenzie, « President Trump Signs New Executive Order Imposing US Secondary Sanctions Targeting Cuba », Global Sanctions and Export Controls Blog, mai 2026. https://sanctionsnews.bakermckenzie.com/president-trump-signs-new-executive-order-imposing-us-secondary-sanctions-targeting-cuba/ ; désignations détaillées dans U.S. Department of State, « U.S. Sanctions Target Cuba’s Military Regime, Elites », state.gov, mai 2026. https://www.state.gov/releases/office-of-the-spokesperson/2026/05/u-s-sanctions-target-cubas-military-regime-elites/ ↩ ↩2
-
CBS News, « U.S. indicts Cuba’s Raúl Castro on murder and conspiracy charges for downing of planes in 1996 », CBS News, 20 mai 2026. https://www.cbsnews.com/news/raul-castro-indicted-us-cuba/ ↩ ↩2
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Newsweek, « China, Russia Back Cuba After US Indicts Raúl Castro », Newsweek, mai 2026. https://www.newsweek.com/china-russia-back-cuba-after-us-indicts-raul-castro-11976787 ; sur les limites de ces appuis, Newsweek, « Cuba Faces Endgame: The 3 Scenarios for What Happens Next », Newsweek, 2026. https://www.newsweek.com/cuba-faces-endgame-the-3-scenarios-for-what-happens-next-11691555 ↩ ↩2
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