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Le refus des bases étrangères et la question de Lombrum

Port Moresby refuse toute base militaire étrangère, mais l'Australie modernise la base navale de Lombrum. Souveraineté, traité Pukpuk, rivalité Chine-Occident.

Par ISS8 juin 2026Lecture 9 min
Quai en eau profonde de la base navale de Lombrum sur l'île de Manus, en Papouasie-Nouvelle-Guinée.
Quai en eau profonde de la base navale de Lombrum sur l'île de Manus, en Papouasie-Nouvelle-Guinée. (Image d'illustration IA © ISS 2026)

À retenir

  1. Port Moresby martèle qu'aucune base militaire étrangère ne sera autorisée sur son sol, tout en multipliant les accords de défense avec Canberra et Washington.
  2. L'Australie a redéveloppé pour près de 500 millions de dollars australiens la base navale de Lombrum, sur l'île de Manus, rouverte en août 2025.
  3. Le traité Pukpuk, signé en octobre 2025, est le premier pacte de défense mutuelle de la Papouasie-Nouvelle-Guinée et contient une clause visant les « tiers ».
  4. Lombrum, à 2 000 km de Guam, commande la route la plus directe pour sortir de la mer de Chine méridionale vers le Pacifique Sud.
  5. Pékin dénonce une « militarisation » et une logique de bloc, tandis que Marape s'en tient à sa doctrine : « amis de tous, ennemis d'aucun ».

Le message tient en une phrase, répétée comme un mantra : « Ce sont des installations de défense souveraines papoues-néo-guinéennes. » Fin mai 2026, le Premier ministre James Marape l’a redit à l’AFP, alors même que l’Australie renforçait sa présence sur un port jugé central pour contenir la Chine en cas de conflit régional. Aucune base militaire étrangère ne sera tolérée sur le sol national, assure Port Moresby1. Le paradoxe est saisissant : jamais la Papouasie-Nouvelle-Guinée n’a signé autant d’accords de défense avec l’Occident, et jamais elle n’a autant insisté sur le fait que rien de tout cela ne ressemble à une base étrangère. Au cœur de cette gymnastique sémantique, un nom revient : Lombrum.

Manus, le port que tout le monde regarde

La base navale de Lombrum n’est pas un point quelconque sur la carte. Elle est posée sur l’île de Manus, dans l’archipel de l’Amirauté, à l’extrémité nord de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Là se trouve le mouillage de Seeadler, l’un des plus beaux ports naturels en eau profonde du Pacifique : plus de 200 km² d’ancrage abrité, capables d’accueillir les plus grosses flottes2. Les Américains ne s’y sont pas trompés en 1944 : après la bataille de Manus, ils transformèrent le site en plaque tournante navale, jusqu’à y rassembler plus de 260 navires de guerre en fin d’année, avec des infrastructures comparées à celles de Pearl Harbor2.

Quatre-vingts ans plus tard, la même géographie reprend ses droits. Lombrum se situe à environ 2 000 km au sud de Guam, territoire américain, et surplombe ce que les analystes décrivent comme la route maritime la plus directe pour sortir de la mer de Chine méridionale vers le Pacifique Sud1. La position commande les lignes de communication maritimes qui filent vers la côte est de l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Sur la carte mentale des stratèges, Manus appartient à la « deuxième chaîne d’îles », cette barrière géographique que Washington cherche à tenir pour limiter la projection de puissance chinoise2. Un verrou, donc, qui rappelle à quel point l’importance stratégique des bases militaires se mesure d’abord à la géographie. Et un verrou que personne, à Canberra comme à Washington, ne veut voir tomber entre d’autres mains.

Un demi-milliard australien pour un quai héritier de la guerre

Le redéveloppement de Lombrum n’est pas une promesse de papier. Il découle d’un protocole d’entente de 2019 entre Canberra et Port Moresby, lui-même adossé à un engagement trilatéral de 2018 associant les États-Unis3. Les travaux ont avancé péniblement, freinés par la pandémie de Covid-19 et par des différends avec les propriétaires fonciers locaux. Mais ils ont abouti : la base a été officiellement rouverte le 11 août 20254.

La facture, elle, a dérapé. Estimée à l’origine autour de 175 millions de dollars, la rénovation a finalement coûté aux contribuables australiens près d’un demi-milliard de dollars australiens — plus du double du chiffrage initial4. En échange, l’île dispose désormais de zones d’entraînement, d’hébergements, d’infrastructures médicales et d’installations de soutien pour les patrouilleurs de classe Guardian, sans oublier le prolongement du quai datant de la Seconde Guerre mondiale et la modernisation des réseaux routier et électrique3. Le chantier aurait généré plus de 700 emplois en Papouasie-Nouvelle-Guinée, dont plus de 350 sur la seule île de Manus3. Pour Canberra, l’argument du développement local n’est pas accessoire : il permet de présenter Lombrum non comme une tête de pont militaire, mais comme un investissement partagé.

Reste le détail qui change tout. En vertu de l’accord de coopération de défense conclu en 2023, les forces américaines peuvent accéder à Lombrum3. La base modernisée pour la marine papoue-néo-guinéenne devient ainsi, dans les faits, un point d’appui ouvert à deux puissances occidentales — sans jamais en porter le nom.

Le verrou juridique de 2023 et la colère des étudiants

L’année 2023 a posé les fondations de l’architecture actuelle. Le 22 mai, les États-Unis et la Papouasie-Nouvelle-Guinée signaient un accord de coopération de défense (DCA), entré en vigueur le 16 août 2023 pour une durée de quinze ans5. Le texte accorde aux militaires américains un accès « sans entrave » à six ports et aéroports — dont Lombrum — pour le transit, la maintenance, le ravitaillement de leurs aéronefs et navires, et le prépositionnement de personnel et de matériel d’aide en cas de catastrophe5. En décembre 2024, Port Moresby a révélé que le paquet financier associé atteignait quelque 864 millions de dollars6.

L’accord a heurté de plein fouet la sensibilité souverainiste du pays. Des marches d’étudiants ont éclaté à l’Université de Papouasie-Nouvelle-Guinée et dans plusieurs autres campus, réclamant que Marape ne signe rien tant que les citoyens ne seraient pas « pleinement informés » du contenu du document5. Le Trade Union Congress dénonçait des procédures « accélérées » sans consultation publique ni débat parlementaire, et l’opposition parlait de protestations « sans précédent » dans tout le pays5. L’opposition a même saisi la Cour suprême pour contester le pacte5. La leçon a été retenue à Port Moresby : sur ces dossiers, la rue veille, et le mot « souveraineté » est une ligne rouge politique autant que diplomatique.

Le traité Pukpuk : alliance assumée, mot tabou

C’est dans ce contexte qu’arrive l’acte le plus spectaculaire. En octobre 2025, Anthony Albanese et James Marape signent à Canberra un traité de défense mutuelle baptisé Pukpuk — « crocodile » en tok pisin7. Premier pacte de défense mutuelle de l’histoire papoue-néo-guinéenne, il engage les deux pays à considérer une attaque armée contre l’un comme un danger pour la paix et la sécurité des deux7. Côté australien, c’est le seul accord de niveau alliance après le traité ANZUS de 1951 ; côté papou, c’est une première historique avec son plus proche voisin et ancienne puissance de tutelle7.

Le traité ne se résume pas à des clauses de défense. Il ouvre la voie à l’incorporation de 10 000 Papouans-Néo-Guinéens dans les forces armées australiennes, avec à la clé une éligibilité à la citoyenneté australienne, pendant que Port Moresby ambitionne de porter ses propres effectifs militaires à 7 000 hommes7. Pour une jeunesse nombreuse et en quête de débouchés, l’argument économique pèse lourd. Mais une disposition retient l’attention des analystes : l’article 5 stipule que les parties « ne mettront pas en place d’activités, d’accords ou d’arrangements avec des tiers qui compromettraient leur capacité à mettre en œuvre le traité »8. Officiellement, le texte ne nomme personne. Officieusement, tout le monde a compris qui est le « tiers ».

Les instituts proches de Canberra ne s’en cachent guère. Pour le Lowy Institute, le traité vaut moins par les capacités militaires qu’il crée que par ce qu’il permet d’empêcher : il s’agit, écrit l’institut, de « tenir la Chine à distance » plus que de bâtir une force de combat8. L’Australian Institute of International Affairs, lui, résume l’ambiguïté d’une formule cinglante : « ami de tous, mais de l’Occident d’abord »9. Marape, de son côté, conteste toute lecture géopolitique : le traité, dit-il, découle « de la géographie, de l’histoire et de la réalité durable de notre voisinage commun », et non des rivalités entre grandes puissances7. À l’été 2026, le pacte avait reçu le feu vert du Solliciteur d’État papou-néo-guinéen et devait encore franchir l’étape de l’approbation parlementaire10.

« Amis de tous, ennemis d’aucun » : la doctrine du funambule

Comment refuser les bases étrangères tout en accueillant patrouilleurs, accès militaires et traité d’alliance ? La réponse tient dans une doctrine que Port Moresby érige en principe fondateur : « amis de tous, ennemis d’aucun »11. Marape la décline en une distinction juridique soigneusement construite. Les installations de Lombrum, martèle-t-il, sont « souveraines » ; le pays « travaille avec des partenaires de confiance sous des arrangements de traité et des accords de coopération de défense, mais la propriété et la souveraineté restent à la Papouasie-Nouvelle-Guinée »1. Le complexe australien de Lombrum, insiste-t-il, « ne constitue en aucune manière une base militaire étrangère »1.

La nuance n’est pas qu’un artifice rhétorique. Elle permet à Port Moresby de ne fermer aucune porte. Car la Papouasie-Nouvelle-Guinée ne vit pas seulement de sécurité : elle vit aussi de commerce, et la Chine y occupe une place grandissante. Pékin est devenu le premier partenaire commercial du pays dans le Pacifique, premier marché de contrats et destination d’investissement ; la Papouasie-Nouvelle-Guinée fut même la première nation insulaire du Pacifique à rejoindre les Nouvelles Routes de la soie, en 201812. Cette emprise économique prolonge, dans le Pacifique, la même logique que la position stratégique de la Chine dans les terres rares déploie ailleurs : transformer la dépendance commerciale en levier d’influence. Renoncer à cette manne pour s’aligner pleinement sur l’Occident serait, pour Marape, un calcul perdant. D’où l’équilibrisme : l’argent et les infrastructures viendront volontiers de Pékin, mais le parapluie sécuritaire restera occidental.

La Chine à la porte, et le récit de Pékin

Car Pékin ne se contente pas de commercer. Dès septembre 2023, la Chine a proposé à Port Moresby son aide pour la police nationale — formation, équipements, technologies de surveillance — et les discussions se sont poursuivies après les émeutes qui ont secoué la capitale en janvier 202413. À ce jour, le ministre papou-néo-guinéen des Affaires étrangères affirme que l’offre sécuritaire chinoise « n’a pas été acceptée »13. Washington, par la voix de son département d’État, a publiquement pressé Port Moresby de la décliner, arguant que les accords sécuritaires chinois « se paient cher »13. En coulisse plane le précédent qui hante toute la région : le pacte de sécurité signé en avril 2022 entre la Chine et les Îles Salomon, premier du genre dans le Pacifique Sud, vécu par Canberra comme une rupture stratégique et un « précédent préoccupant »14. Le spectre d’un point d’appui naval chinois n’a rien d’abstrait pour qui observe l’influence croissante des bases militaires chinoises en Afrique et dans l’océan Indien. C’est largement pour conjurer un scénario à la salomonaise que l’Australie multiplie traités et investissements de Tuvalu à Nauru jusqu’à Manus, dans le même esprit que la coopération stratégique entre l’Inde et l’Australie cimentée au sein du Quad.

Face à cette offensive occidentale, Pékin déroule son propre récit, qu’il faut lire pour ce qu’il est : la voix de la Chine. Lors de la visite du ministre Wang Yi en Papouasie-Nouvelle-Guinée en avril 2024, le Global Times — quotidien proche du pouvoir chinois — avertissait que « toute tentative de provoquer une confrontation de blocs dans la région du Pacifique Sud ne répond pas aux besoins urgents » des États insulaires, et pointait le renforcement par les États-Unis de leurs bases en Papouasie-Nouvelle-Guinée, à Palaos et aux Îles Marshall15. Le mot « sécurité », tranche le même organe, serait devenu « un déguisement commode pour la militarisation régionale »15. Après la signature du traité Pukpuk, un porte-parole de l’ambassade de Chine à Port Moresby a opposé le « principe de non-ingérence » et exigé que le texte n’empêche pas la coopération avec un tiers, ne le cible pas et ne porte pas atteinte à ses « intérêts légitimes »8. Marape et son secrétaire aux Affaires étrangères ont répondu qu’aucun accord, Pukpuk compris, n’était conclu à l’exclusion d’un tiers8.

Un équilibre tenable ?

La position de Port Moresby relève moins de la contradiction que du calcul assumé d’un petit pays courtisé par des géants. Refuser les bases étrangères préserve l’honneur souverainiste et désamorce la rue ; accueillir patrouilleurs, accès américain et traité australien sécurise l’aide au développement et un parapluie militaire qui relève autant de la dissuasion stratégique que de la défense effective ; garder Pékin comme partenaire commercial maintient ouverte la porte de la croissance. La distinction entre « installation souveraine » et « base étrangère » est l’huile qui permet à ces engrenages contraires de tourner sans gripper.

La question est de savoir combien de temps la formule tiendra. Plus la rivalité sino-occidentale s’intensifiera dans le Pacifique, plus la pression montera sur Marape pour qu’il choisisse — ou pour que ses partenaires l’estiment, dans les faits, avoir déjà choisi. Le traité Pukpuk, une fois ratifié, et l’accès américain à Lombrum dessinent un ancrage occidental difficile à défaire. Reste à savoir si « amis de tous, ennemis d’aucun » survivra à l’épreuve de la géographie, dans un archipel dont chaque mouillage en eau profonde vaut désormais son pesant de stratégie.

Pour aller plus loin

Questions fréquentes

La Papouasie-Nouvelle-Guinée accueille-t-elle des bases militaires étrangères ?

Officiellement, non. Le Premier ministre James Marape affirme qu'aucune base étrangère ne sera autorisée sur le sol national. Il qualifie les installations de Lombrum d'« installations de défense souveraines papoues-néo-guinéennes », ouvertes à des partenaires sous traité, mais dont la propriété et la souveraineté restent à Port Moresby.

Qu'est-ce que la base navale de Lombrum ?

C'est une base navale située sur l'île de Manus, héritière du grand mouillage en eau profonde de Seeadler exploité par les Alliés pendant la Seconde Guerre mondiale. L'Australie l'a redéveloppée pour la marine papoue-néo-guinéenne au prix d'environ 500 millions de dollars australiens, avec une réouverture en août 2025.

Qu'est-ce que le traité Pukpuk ?

Signé en octobre 2025, le traité Pukpuk (« crocodile » en tok pisin) est le premier pacte de défense mutuelle de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Il engage les deux pays à considérer une attaque armée contre l'un comme une menace pour l'autre et ouvre la voie au recrutement de Papouans dans les forces armées australiennes.

Pourquoi la Chine s'oppose-t-elle à ces accords ?

Pékin dénonce une logique de bloc et une « militarisation » du Pacifique pilotée par Washington et Canberra. La Chine demande que les accords n'excluent ni ne ciblent les « tiers ». Elle-même a proposé à Port Moresby une coopération policière et sécuritaire, pour l'heure non conclue.

Lombrum est-elle stratégique face à la Chine ?

Oui. Située à environ 2 000 km de Guam, sur la deuxième chaîne d'îles, la base commande la route la plus directe pour sortir de la mer de Chine méridionale vers le Pacifique Sud. D'où l'intérêt australien et américain pour un point d'appui qui n'a pas, juridiquement, le statut de base étrangère.

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Rédaction · Analyse stratégique

L'Institut des Sciences Stratégiques publie des analyses indépendantes sur la géopolitique, la défense et les transformations du pouvoir au XXIe siècle.

Sources

  1. AFP, « PNG’s Marape says no foreign bases as Australia’s defence presence grows », France 24, 29 mai 2026. https://www.france24.com/en/live-news/20260529-png-leader-says-no-foreign-bases-as-australia-s-defence-presence-grows 2 3 4

  2. GlobalSecurity.org, « Papua New Guinea - Lombrum Naval Base / HMPNGS Tarangau », GlobalSecurity.org, consulté en 2026. https://www.globalsecurity.org/military/world/oceania/png-lombrum.htm 2 3

  3. Indo-Pacific Defense Forum, « Naval base modernization highlights growing Australia-PNG-U.S. defense cooperation », Indo-Pacific Defense Forum, avril 2025. https://ipdefenseforum.com/2025/04/naval-base-modernization-highlights-growing-australia-png-u-s-defense-cooperation/ 2 3 4

  4. PINA, « Australia spends $500m on Papua New Guinea’s Lombrum naval base expansion », Pacific Islands News Association, 13 août 2025. https://pina.com.fj/2025/08/13/australia-spends-500m-on-papua-new-guineas-lombrum-naval-base-expansion/ 2

  5. BenarNews / RFA, « US given ‘unimpeded access’ to Papua New Guinea bases in defense agreement », Radio Free Asia, 16 juin 2023. https://www.rfa.org/english/news/pacific/us-png-bases-06162023011507.html 2 3 4 5

  6. BenarNews, « PNG reveals defense deal with US worth $864M », BenarNews, 9 décembre 2024. https://www.benarnews.org/english/news/pacific/png-us-military-12092024234809.html

  7. Al Jazeera, « Australia, Papua New Guinea sign mutual defence treaty », Al Jazeera, 6 octobre 2025. https://www.aljazeera.com/news/2025/10/6/australia-papua-new-guinea-sign-mutual-defence-treaty 2 3 4 5

  8. Lowy Institute, « The Pukpuk Treaty is about keeping China at bay, not military strength », The Interpreter, Lowy Institute, 2025. https://www.lowyinstitute.org/the-interpreter/pukpuk-treaty-about-keeping-china-bay-not-military-strength 2 3 4

  9. Australian Institute of International Affairs, « A Friend to All, But to The West First: The Australian and Papua New Guinea Pukpuk Treaty », Australian Outlook, 2025. https://www.internationalaffairs.org.au/australianoutlook/a-friend-to-all-but-to-the-west-first-the-australian-and-papua-new-guinea-pukpuk-treaty/

  10. Radio Free Asia, « PNG-Australia defense treaty creates jobs, risks amid rising China influence », Radio Free Asia, 7 avril 2026. https://www.rfa.org/english/pacific/2026/04/07/papua-new-guinea-australia-pukpuk-treaty/

  11. IPS Journal, « Papua New Guinea: Friend to all, enemy to none », IPS Journal, 2023. https://www.ips-journal.eu/topics/foreign-and-security-policy/papua-new-guinea-friend-to-all-enemy-to-none-6774/

  12. CSIS, « China Courts the Pacific: Key Takeaways from the 2025 China–Pacific Island Countries Foreign Ministers’ Meeting », Center for Strategic and International Studies, 2025. https://www.csis.org/analysis/china-courts-pacific-key-takeaways-2025-china-pacific-island-countries-foreign-ministers

  13. VOA News, « China, Papua New Guinea Discuss Policing, Security Cooperation », Voice of America, 29 janvier 2024. https://www.voanews.com/a/china-papua-new-guinea-discuss-policing-security-cooperation-/7462686.html 2 3

  14. Al Jazeera, « Why is the Solomon Islands-China security pact causing alarm? », Al Jazeera, 20 avril 2022. https://www.aljazeera.com/news/2022/4/20/explainer-solomon-islands-china-security-pact-concern

  15. Global Times, « Wang warns against provoking camp confrontation in the South Pacific region during PNG visit », Global Times, avril 2024. https://www.globaltimes.cn/page/202404/1310947.shtml 2

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